Retour à Rochefort

Même pour une utilisation pédagogique,
nous n'avons pas eu le droit prendre des photos dans la maison de Pierre Loti,
et au musée Hèbre de St Clément...


Vendredi matin, une moitié de la classe est allée visiter le musée Hèbre de Saint Clément pendant que l’autre moitié se trouvait à la maison de Pierre Loti.
Pendant la visite, on avait un petit livret et nous devions bien observer pour passer les épreuves qui y étaient inscrites. Au deuxième étage, nous avons vu une maquette de Rochefort qui date d’il y a longtemps car les remparts étaient représentés. La Corderie Royale était visible au premier coup d’œil grâce à sa forme caractéristique. On se demandait en combien de temps la maquette avait été construite car elle était immense. On y voyait l’hôpital les magasins, la ville ancienne, la Maison de Roi et bien d’autres choses. On devait préciser la position de l’hôpital et si il était à l’intérieur ou à l’extérieur de l’enceinte de la ville.
Plus loin, un grand tableau représentait une scène de guerre : un homme sur un cheval tenait une épée. Il était sur un monticule d’hommes morts car il était vainqueur. Derrière lui, on voyait des canons, mais il ne restait plus que des ruines. Nous devions bien l’observer et retrouver les erreurs qui s’étaient glissées dans notre livret.
Au troisième étage, nous devions retrouver une massue à lancer parmi d’autres objets, compléter un dessin de lion, retrouver une statue que l’on trouve au sommet des cases kanaks… Ce musée est un endroit rempli de choses curieuses rapportées par les explorateurs. Cela m’a plu.

Eva

Pierre Loti est un écrivain célèbre de la fin du XIXième siècle. C’est aussi un personnage original qui a aménagé sa maison de manière très particulière.
Pierre Loti s’appelait en réalité Julien Viault. Comme il était militaire, il ne pouvait pas signer ses livres de son vrai nom, il avait donc choisi un pseudonyme. C’était le petit dernier de la famille et c’est pour cela qu’il a été très chouchouté. Avant le collège, il n’allait même pas à l’école. Il avait un frère qui était chirurgien de marine et il était fasciné par les mondes lointains et la mer. Il avait aussi une sœur qui était peintre et qui lui appris très tôt à dessiner. C’est elle qui a réalisé la plupart des tableaux de la famille. Nous sommes d’abord entrés dans une pièce tapissée de rouge. Le guide nous a parlé de l’enfance du petit Julien et il nous appris que celui-ci avait peur de la mort, son frère, sa sœur et sa meilleure amie étant morts très tôt.
Nous sommes ensuite passés dans d’autres pièces extrêmement vastes. Nous étions en fait dans la maison à côté de la maison familiale et que Pierre Loti avait transformée. Au centre la pièce, il y avait une grande table et un grand escalier se trouvait au fond. A gauche, une cheminée était décorée d’angelots rappelant l’enfance, et d’autres symboles rappelant la mort. Il en avait placé un petit peu partout dans sa maison pour s’habituer à cette peur et la dissiper.
Au dessus de l’escalier, des vitraux portaient des blasons. Celui de sa femme portait un cerf et des ceps de vigne, tandis que le sien portait un hausse col rappelant l’officier de marine et un rameau de laurier rappelant son nom d’écrivain : lors de son voyage à Tahiti, Julien, qui avait la peau très pâle supportait mal le soleil, les tahitiennes le surnommèrent alors Loti, du nom d’un laurier local dont il avait pris la couleur.
Nous avons gravi l’escalier et sommes entrés dans une pièce qui était auparavant une cuisine et qu’il avait entièrement réaménagée. Il avait tout remplacé, sauf le plancher qu’il avait voulu garder en souvenir d’un événement important de son enfance : ce jour où la banque dans laquelle travaillait son père fut volée. Son père fut accusé et acquitté, mais il fut quand même obligé de rembourser ce qui avait été volé. La famille fut ruinée et elle dut louer une partie de la maison, celle où se trouvait l’escalier. On fit donc une trappe par laquelle on accédait à cette pièce : on la voit encore dans le plancher.
Nous sommes ensuite allés dans sa chambre. On y a trouvé des signes religieux de plusieurs pays car il s’était intéressé aux croyances de chaque endroit. Nous avons vu sur son lit un sabre et accroché au mur, la petite étagère que les marins avaient à côté de leur hamac pour mettre les choses personnelles. Il y avait aussi un tableau de son frère.
Ensuite, nous sommes allés dans une mosquée d’orient. C’était tout à coup comme si on changeait de monde en passant une simple porte. Il y avait des mosaïques venues d’Algérie ou de Turquie, des tapisseries et des lanternes indiennes, et une fontaine. Nous avons ensuite vu trois petites salles où il était difficile de rentrer tous. Dans la première, il y avait des armes, beaucoup d’armes, de toutes sortes: des sabres, des épées, des lances, des pistolets et des fusils… Dans l’autre, il y avait un salon africain très décoré et très confortable, avec des coussins, des mosaïques et des sculptures.
Et enfin, la troisième, c’était le bureau de Pierre Loti, qui était avant le bureau de son frère. Il l’avait laissé tel qu’il était lors de la mort de son frère. Ensuite, nous sommes sortis en passant par un escalier et nous avons continué nos activités.

Lorenzo et Vincent

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Le grand départ

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