Le bateau de
Monsieur de La Fayette


L’après-midi, nous sommes allés sur le chantier de l’Hermione, une frégate du XVIIIième siècle. Dans la salle des mousses, Isabelle, notre animatrice, nous a expliqué la vie des marins à bord. Une scène avait été reconstituée. On y voyait la cuisine d’un bateau : son fourneau, une cruche à vin, des hommes…
A bord, les marins mangeaient ce qu’on embraquait dès le départ : des légumes frais, des animaux vivants, et des légumes secs ou en conserve, et des biscuits. On mangeait d’abord la nourriture fraîche et il fallait ensuite se contenter des légumes secs, de la viande salée et des biscuits. Les marins ne mangeaient pas tous ensemble. Les officiers étaient attablés et mangeaient normalement. Les hommes d’équipage étaient assis par terre, par 7, autour d’un seau dans lequel ils prenaient directement leur nourriture.

En général, la nourriture n’était pas très bonne. Les biscuits, par exemple, étaient souvent pleins de vers. Avant de les manger, les marins prenaient le biscuit et le tapotaient contre le seau pour en faire tomber les vers avant de la manger. La nourriture n’étant pas très équilibrée et rarement fraîche, les marins pouvaient attraper le scorbut. Le scorbut est une maladie due au manque de vitamine C que l’on ne trouve que dans les fruits et légumes frais. A l’époque, on ne le savait pas. C’est au milieu du XVIIIième siècle que James Cook, un navigateur anglais découvrit une façon de combattre la maladie: en mangeant de la choucroute!

A bord, les hommes ne travaillaient pas tous en même temps. Ils étaient partagés en deux équipes. Pendant que l’une s’occupait de la bonne marche du bateau, l’autre se reposait. En cas de tempête ou d’accident, tout le monde travaillait. Lorsqu’ils avaient du temps libre, les hommes pouvaient dormir, ou jouer aux osselets par exemple, mais il était interdit de jouer de l’argent.

Ceux qui avaient des instruments pouvaient en jouer. A bord, la discipline était très sévère. En cas de faute, le capitaine regardait dans le livre du règlement et décidait de la punition. Suivant la gravité de la faute, le marin pouvait être mis aux fers : il était attaché par les chevilles à une barre de fer par des sortes de bracelets. On pouvait aussi le fouetter : on l’attachait par les poignets à un caillebotis, et il recevait autant de coups de fouets que le disait le règlement. Pour les fautes très graves, il existait des punitions encore plus fortes comme la « cale » : le marin était attaché à une vergue par une corde, et on le laissait tomber dans l’eau, puis on le remontait quand il suffoquait.
Après avoir beaucoup appris sur la vie des marins, nous sommes allés voir la frégate l’Hermione.

Gabrielle et Roxane

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Le grand départ

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