L'île où les enfants ont peur des ours

Vanikoro se situe au sud de l'archipel des Santa Cruz qui fait partie des îles Salomon. Celles-ci se trouvent à l'est des Nouvelles Hébrides dans le Pacifique. La latitude de Vanikoro est 11° 37' sud et la longitude 166° 58' est. Les iles Salomon sont indépendantes depuis le 7 juillet 1978. On parle plusieurs langues: l’anglais, mais aussi le pindgin-english (un mélange de chinois et d'anglais) et d'autres langues autochtones.

A Vanikoro il y a des personnes de toutes nationalités:
- des Mélanésiens ( 94,2%)
- des Polynésiens ( 3,7%)
- des Micronésiens ( 1,4%)
- des Européens ( 0,4%)
- des Asiatiques ( 0,2%)
- Autres ( 0,1%)

Ils sont 600 habitants sur l'ile. On vit dans des huttes sur pilotis, il n'y a pas beaucoup de fenêtres et la toiture est faite en feuilles de sagoutier. Le sol est fait de planchers en bois d'arecs ou de terre battue. Ces maisons ne sont pas beaucoup meublées, il y a quelques nattes et parfois un tabouret. La vaisselle est faite de demi noix de coco évidées. La plupart des habitations sont situées à proximité de sources d'eau douce. Il n'y a pas de canalisation d'eau à part une baignoire au milieu d'un village.

On vit grâce aux exportations, aux importations et aux cultures. On exporte du poisson, du bois d'oeuvre, du coprah, de l'huile de palme, des fèves de cacao, des coquillages.

On importe des équipements industriels et de transports, les produits manufacturés indispensables (ustensiles de cuisine, outils...), du carburant et des lubrifiants, quelques produits chimiques, des produits alimentaires et des animaux sur pied. A Vanikoro on n’a pas d'argent et on fait du troc. Si vous êtes médecin sur l'île, si vous faites une consultation cela vous rapportera un régime de bananes. Les habitants échangent 4 gros crabes contre un savon, 7 langoustes contre 2 tee-shirts, un masque de plongée contre un plateau de bois sculpté. Et si des enfants ont une canette de coca pleine, ils la boiront à petite gorgée pendant des heures. Par contre les ours en peluches leur font peur.

A Vanikoro on vit de manière particulière. Là-bas il n'y a pas de médecin sur place, ni d'hôpital. Les gens n'ont pas beaucoup la notion du temps, des mois, des semaines et des années. L'âge des enfants n'est pas très précis et un enfant qui a en réalité 10 ans aura 14 ou 15 ans d'après ses parents selon le moment de la journée.

Vanikoro est une île très pauvre, loin de tout.

Nicolas et Elodie

 La population de Vanikoro a changé au fil du temps.

En 1828, lors des passages de Dillon et de Dumont d'Urville, il y avait 1200 personnes sur l'île.

En 1931, il n'y en avait plus que 56. Cette baisse du nombre des habitants de l'île est dûe à plusieurs choses.

Les Européens, en arrivant sur l'île, ont apporté avec eux des maladies. Les indigènes n'y étaient pas habitués et certains sont morts de maladies sans importance en Europe.

Une autre cause est l'arrivée des armes à feu. Les conflits entre les clans de l'île furent beaucoup plus meurtriers.

A partir de 1831, le nombre d'habitants de l'île augmente. Grâce aux nouveaux bateaux, les passages sont plus nombreux. Les habitants peuvent recevoir des marchandises de l'extérieur qui améliorent leur vie, des médicaments et être soignés par un médecin.

Pierre et Rémi

 

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