La vallée des rouets

(Livradois-Forez - Mars 2009)


Après le repas, avec le car, nous sommes allés à la vallée des rouets. Nous sommes arrivés à la maison d'accueil. Nous y sommes rentrés. Sur la terrasse, une dame nous a donné un carnet et nous a expliqué ce qu'il y avait dedans.
Puis nous sommes descendus au fond de la vallée. Le chemin était très glissant. En arrivant en bas, nous avons vu une sorte de moulin près de l’eau. Une partie était en ruine, l'autre était petite.
On voyait dans le ruisseau un espèce de barrage : le pavé, qui menait l'eau vers deux vannes. Derrière, on trouvait un bief, puis un bassin. Une autre vanne servait à envoyer l'eau sous la roue du rouet.

Une de nos accompagnatrices a ouvert une vanne, puis l’autre, et l'eau est arrivée dans le bief et sous la roue. Nous avons vu le rouet en action.

D'abord, la roue n'allait pas très vite, et elle grinçait un peu. Puis il a accéléré. Nous sommes rentrés dans le rouet. Nous avons vu l'atelier.
C'était très petit, humide et avec de grandes vitres. Il y avait une meule qui tournait sous une espèce de table couverte d'une planche. C'était un atelier d’émouleur. Pour travailler, l'émouleur se mettait sur le ventre, avec son chien couché sur ses jambes. Il prenait un morceau de bois et y mettait la lame.

Puis il pressait la lame contre la meule arrosée d'eau. Il touchait la lame de temps en temps avec ses doigts pour voir si elle était assez aiguisée. Si elle l'était, il tournait la lame et émoulait l'autre côté. C'était difficile et pénible, car l'émouleur restait 12 heures allongé sur le ventre. À la fin de la journée, il avait très mal aux articulations et l'humidité donnait des maladies des poumons. On s'est arrêté pour remplir le carnet.

Puis on est monté par l'escalier pour aller au premier étage. Nous y avons vu un atelier moins humide et plein de poussière. C'était pour les polisseurs. Dans l'atelier, des polisseurs, les femmes et les enfants travaillaient dur. Les enfants mouraient jeunes.

Puis nous avons descendu l'escalier et nous avons repris le chemin pour retourner à l'accueil. Nous y avons fait un autre exercice : on a reconstitué la journée d'un enfant émouleur. Puis, nous avons joué et goûté. Ensuite, nous avons repris le car et nous sommes retournés au centre.

Aurélie et Daniel

Le musée de la coutellerie de Thiers...


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