La verrerie d'art de Claret

Nous sommes allés à Claret visiter une verrerie. Cette verrerie est moderne. On y fabrique des verres, des bols, des vases décoratifs. C'est une verrerie d'art. Les verreries anciennes étaient construites dans la forêt pour alimenter les fours avec le bois. Maintenant, on les construit en ville parce qu'on a du gaz.

Pour fabriquer le verre, il faut trois ingrédients: la silice, la soude qui sert de fondant et la chaux qui solidifie. Il y avait trois sortes de four: le four de fusion, le four de réchauffe et le four de recuisson.

Un verrier mit au bout de sa canne à souffler une noix de verre teinté avec un colorant minéral: c'est ce qui donnera sa couleur à l'objet.

Ensuite, il l'a trempée dans le creuset du four de fusion et a ressorti un peu de pâte de verre en faisant continuellement tourner la canne pour que la pâte ne coule pas et ne se déforme pas sous l'action de son poids.

Le verrier souffle un petit peu dans la canne à souffler pour faire gonfler le verre.

 

 

Puis il va s'asseoir sur le banc de verrier: c'est un banc en bois, sans dossier, mais avec des accoudoirs longs pour y faire rouler la canne. Une plaque de plastique dur protège ses jambes de la chaleur.

 

Avec la main droite, il fait tourner la canne. En même temps, il travaille le verre avec des outils. Il arrondit la boule de verre avec une mailloche de bois que l'on laisse dans l'eau lorsque l'on ne s'en sert pas, ou avec sa main protégée par du papier journal mouillé!

 

Des pinces de métal servent à façonner l'objet. des ciseaux permettent de couper le verre.

Régulièrement, il faut réchauffer l'objet pour que le verre reste mou et qu'on puisse continuer à le travailler. Pour cela, on le met souvent dans le four de réchauffe.

 

Pour travailler l'ouverture de l'objet, il faut tenir l'objet par le fond. Pour cela un autre verrier prend un peu de pâte de verre au bout d'une barre métallique et l'applique au fond de l'objet. Avec la pince, le premier prépare la séparation. Evec un tuyau, il envoie de l'air frais à l'endroit où il veut que ça se casse. Puis il frappe d'un coup sec sur la canne, et le verre se détache. Il n'est plus tenu que par le pontil. Il ne reste plus qu'à façonner l'ouverture.

On peut aussi rajouter un peu de verre apporté par un apprenti au bout d'une canne ou d'un pontil pour fabriquer un socle, une anse...

Lorsque l'objet est prêt, un apprenti verrier tient l'objet avec une pince. Le maître verrier frappe le pontil et l'objet se détache.

Il est mis au four de recuisson. Là, l'objet va refroidir peu à peu jusqu'à ce qu'il soit à température ambiante. Ce passage au four est important car s'il se refroidit trop vite, il se brise et il éclate...

Ce métier est intéressant et étonnant, mais il faut beaucoup de patience et d'expérience.

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La légende du verre

La verrerie de Couloubrines